Douze mois, jolie fleur de citronier

Trois-cent soixante-cinq jours.

C’est avec quelques semaines de retard que j’écris enfin ce billet.
Naissance : 2,2kg – 45,5cm. Un an plus tard : 7,3kg – 67cm

Ma jolie fleur de citronier, aujourd’hui tu as un an. Un an que tu as changé nos vies à jamais. Un an que tu combles mon rôle de maman. Un an que tu me fais sourire chaque matin lorsque je t’observe te réveiller tendrement. Une année d’aventure lactée. Une année de découverte. Une année de rire et de sourire.
Ton doux caractère se dessine et je l’adore. Un vrai petit clown – Aujourd’hui tu as un an. Tu as deux dents et tu dis de nombreux mots comme « maman » (depuis tes 7 mois), « papa » (depuis tes 9 mois), « tiens », « attends », « poil », « moka ». J’aimerai tant avoir le pouvoir de me téléporter à travers le temps et l’espace.

J’aimerai tant revivre cette grossesse si particulière, où nous ne connaissions pas ton doux secret. Je me laisserai bercer par la vie qui grandissait en moi. Je laisserai de côté tout ce stress de RCIU derrière moi. Je te ferai davantage confiance. Je nous ferais davantage confiance. Je me rappelle de cet ouragan qui nous a secoué il y a plus de deux ans maintenant. Le jour où nous avons découvert ton papa et moi, que tu t’étais niché au creux de mon petit ventre, pour notre plus grand bonheur. Je me souviens avoir écris ce billet comme si c’était hier.  » Cet ouragan qui nous frappe pour la troisième fois « 

Nous pensions avoir tout vécu . Que toutes ces tempêtes nous avait été délivré avec la plus précieuse des douceurs . Nous complètant dans notre fabuleuse histoire de « famille » . Mais c’était sans compter une nouvelle fois sur la beauté de la nature , qui pourtant nous avait mis en garde quelques temps auparavant . Mon troisième ouragan c’est lui . Cette magie de la vie qui nous explose dans les bras et dans le coeur . C’était le lundi 04 décembre . Quelques temps après avoir fini de décorer notre sapin de Noël . Au beau milieu de ces couleurs enchantés et de ces douceurs gourmandes . J’ai appris que nous allions devoir de nouveau être patient avant de nous rendre compte de la portée de cette bourasque .

Je reviendrais à ce doux dimanche 22 juillet 2018, à 11h33 où tu as émis ton premier souffle dans notre monde, sans aucune hésitation. Du haut de tes 45,5cm et tes 2,2kg. Et j’ai parfois peur que la vie me prive un jour des souvenirs impalpables de ta venue dans notre monde.

La douceur de ta peau tendrement vêtu de ton petit duvet. L’odeur de petit biscuit tout chaud. La couleur de tes yeux bleu vert. La pression de ta petite man sur mon doigt. La tendresse de ta bouche me tétant pour la toute première fois, laissant s’échapper ce souffle chaleureux

Toi, mon enfant. Dont on a découvert le jour de ta naissance que tu étais une petite fille. Ma joie aurait été tout aussi grande si tu avais été un garçon. Mais quel bonheur de savoir que j’allais pouvoir cajoler une petite fille aprs avoir dorloté un petit bonhomme. Ma jolie fleur de citronnier.. je t’aime si fort. J’aime relire le récit de mon accouchement, quand le temps m’est nostalgique ou le ciel bleu pâle.

11h33, tu es naît. Mon homme part avec elle tandis que moi je reste là.. allongée sur cette table.. et je pleure. Je pleure parce que cette grossesse prenait fin. Je pleure parce que ma fille était vivante après des mois et des mois à nous répéter qu’elle pouvait mourir à tout moment. Je pleure parce que c’était fini. Cette boule de nerf, de stress.. d’angoisse disparaissait au même titre que ce placenta qui quittait mon corps. Je pleure parce que finalement.. j’étais arrivée à bout de cette maudite grossesse. Une fois terminée on me conduit en salle de réveil pendant 3h30. Avant cela on prend tout de même le temps de me poser ma puce dans les bras quelques instants le temps de l’inonder de bisous. Je ne vous raconte pas ma joie lorsque je les ai rejoint tous les deux.. dans ma petite chambre de suite de couche. Notre vie à quatre pouvait enfin commencer.

Tu réveilles en moi des choses que ton frère n’a pas révèlé.Je deviens une mère plus à l’écoute, plus attentive, plus patiente. Que ce soit pour toi ou pour ton frère. J’aime ta douceur et ta fraîcheur. J’adore t’entendre rire, croyant que je vais te manger toute cru. J’aime vous entendre glousser tous les deux. J’adore vous observer jouer durant des heures sans jamais vous lasser l’un de l’autre ( bien qu’on reparlera de cette partie là dans 15 ans aha ). J’aime la manière dont tu fais grandir ton frère, dont vous évoluez ensemble, avec vos 21 mois d’écart. J’aime la place que tu as prise dans nos vies.

Reste cette doucette au cœur tendre mon enfant.

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