Prendre le temps de se poser les bonnes questions

Il y a plusieurs années; lorsque je n’étais encore qu’une jeune adolescente, je me voyais professeur d’arts plastiques, auprès de mon chéri (avec qui je suis depuis nos 16ans). Je m’étais toujours dit qu’avant nos 25 ans, nous aurions eu deux enfants.. (bien qu’il en veuille  secrètement trois), habitant une jolie demeure entre la campagne et la ville.. me permettant d’aller et venir à souhait au centre ville à vélo.
Et me voilà, à 24 ans, avec un p’tit panda d’un an déjà, qui rempli mon coeur d’amour, auprès de ce fameux chéri, dans notre appartement de fonction à vivre au rythme de ses gardes. Je n’aurai jamais cru avoir cette vie; pleine d’amour, de tendresse, entourée d’amies aussi précieuses..

Et puis dans la vie; il y a parfois des choses qui nous tombent dessus sans qu’on y soit préparé. On est face à un mur qui nous parait infranchissable.. alors qu’en réalité il sort tout droit de notre imagination. Il nous suffit juste de le détruire d’un claquement de doigt. Encore faut-il avoir l’audace de le faire, en dépassant nos peurs. C’est un peu ce qu’il s’est passé lorsque nous avons pris cette décision.

 

Comme vous le savez, je préparais mon concours d’entrée d’auxiliaire de puériculture depuis plusieurs mois déjà. Je l’ai réussi haut la main (15,5/20 à l’écrit et 20/20 à l’oral) et je n’en suis pas peu fière.. mais plusieurs critères entraient en ligne de mire quant à mon avenir dans cette école (je parle bien de l’école et non de la formation d’auxiliaire de puériculture qui en elle-même est totalement la voie que j’entrevois pour mon avenir.) En effet d’un point de vue géographique on ne peut pas dire qu’elle se situait dans un secteur que j’appréciais. De plus, elle était spécialisée « crèche » alors que je souhaitais faire une carrière en milieu hospitalier auprès des enfants en fin de vie. Bon partant de là.. je m’étais dis que je passerai le concours dans une autre école.. pour la rentrée qui arrivait.

Nous sommes mercredi et je reçois le courrier tant attendu, à savoir les résultats et l’emploi du temps, (j’ai d’ailleurs oublié de le préciser mais j’ai été prise en contrat de professionnalisation en alternance). Lorsque je me suis rendue compte que je n’étais que 7 semaines à l’école en 1 an et demi de formation..  je me suis dis « pourquoi pas.. » mais il fallait trouver une nounou et une entreprise (petit détail ^^) de toute urgence.. après moulte discussion avec le chéri, la décision était prise. Je ferai ma rentrée dans cette école.

La nuit est tombée depuis déjà longtemps. Je me souviens le voir s’endormir sans trop de mal, dans le lit qui trône dans notre chambre.. il devait être 2h du matin et le sommeil ne voulait décidément pas venir sonner à ma porte.

C’est à ce moment précis que je me suis effondrée.. comme si je dérogeais au rôle qui m’étais prédestinée.. je gardais mon petit garçon depuis sa naissance. Je l’ai vu grandir, évoluer, s’épanouir et sourire au quotidien et voilà que je devais le laisser à une inconnue. Bien que je respecte tout à fait les parents qui prennent cette décision. Au delà de ça.. je sais que pour certaines mamans, c’est essentiel de reprendre une activité professionnelle. Elles ont besoin de s’aérer, de vivre leur vie de femme parallèlement à celle de maman. Mais moi, être maman me réparait. J’aimais garder mon fils tous les jours. Rien d’autre ne pouvait me rendre plus heureuse. Je savais conscilier ma vie de femme aussi.. j’avais trouvé mon équilibre. Et puis, nous voyons du monde, que ce soit à la ludothèque, au parc ou avec nos amis..
Non. C’était viscéral, ça me prenait aux tripes.. j’avais l’impression de crever de l’intérieur rien qu’à l’idée d’y penser.

Je me suis levée avec une détermination que je ne le connaissais pas et j’ai cherchais un plan d’attaque.. trouvant toutes les excuses du monde pour ne pas faire cette rentrée.. je ne voulais pas me séparer de mon enfant.

Et par miracle, c’est assise au beau milieu du salon, entourée de mes deux chats que j’ai trouvé la solution ultime qui allait répondre aux attentes de parents que nous étions, ainsi qu’au métier de Sapeur pompier de Paris de mon conjoint et mon besoin animale de rester auprès de mon petit garçon jusqu’à son entrée à l’école maternelle.

Si j’avais un conseil à donner à toutes les mamans ou les papas qui se posent la question, ce serait le même que celui que ma maman m’a dit lorsque j’étais dans cette période de doute. « Va où le vent te porte« . Si votre situation financière vous le permet. Si vous êtes en phase avec votre conjoint(e) alors lancez-vous. Parce que la vie est fragile, courte et tellement imprévisible; qu’on ne sait pas ce qu’elle peut nous réserver de surprenant. Alors je vais profiter de mon petit garçon jusqu’à son entrée à l’école. A ce moment là, nous ferons tous les deux notre petite rentrée; lui en maternelle et moi en formation d’auxiliaire de puériculture.

Je sais que beaucoup apprendrons la nouvelle par le biais de mon petit blog, mais je n’en ai que faire. Je n’ai pas envie de me justifier outre mesure sur le pourquoi du comment je prends la décision de rester auprès de mon fils.. la réponse est simple dans mon coeur.

Écoutez votre coeur ; foncez et profitez de vos choix.

14 réflexions sur “Prendre le temps de se poser les bonnes questions

  1. Si tu en ressens le besoin tu as raison de le faire, surtout si tu peux. J’en connais beaucoup qui sont malheureuses de devoir travailler car elles y sont obligées ou au contraires certaines qui ont dû s’arrêter car cela était trop compliqué de faire garder et qui étouffent à la maison! Du coup quand don peut faire ce que l’on peut vraiment, c’est tellement bien ! Peu importe si des personnes ne comprennent pas.

    La maternité répare, c’est ce que tu as dit et je comprends tout à fait! Mon fils grandit mais grâce à lui j’avance aussi, grâce à lui des blessures qui n’étaient pas refermées commencent à guérir. Je trouve enfin un sens à cette vie.

    Pour le moment je le gardais, je suis en train de rechercher un travail mais lus par nécessité que pas réel besoin. D’ailleurs je pense que ça se ressent dans les entretiens, et si au fond la question ‘étatisa suivante : ai-je vraiment envie de travailler ou est-ce que je préfère rester avec lui jusqu’à son entrée à l’école ?

    Malheureusement on ne peut vivre d’amour et d’eau fraiche et avec le salaire du papa pn vit à trois, mais pas sûre que ça suffise pour 4 si j’en veux un deuxième.

    Aimé par 1 personne

    • Je suis totalement consciente de la chance que j’ai.. et pour cela, je remercie du fond du coeur mon conjoint, de faire le métier qu’il fait; de me permettre de pouvoir rester auprès de notre enfant.
      Niveau garde, mon salaire en alternance aurait payer la nounou et rien d’autre.. c’était d’autant plus un critère qui me frainait un peu..
      J’ai totalement trouvé un sens à ma vie grâce à lui aussi.. je ne sais pas comment l’expliquer.. je pense que tu comprends bien ce dont je parle lorsque je dis que la maternité nous répare.
      La question s’est également posé pour le deuxième. Et crois moi, si nous n’habitions pas en appartement de fonction, nous n’envisagerions pas le second. Son métier est une pépite.
      J’aime tellement quand tu me (nous) parles à coeur ouvert comme ça.. <3

      Ne tqt pas, tu trouveras ta voie, elle te tombera dessus sans même que tu y ais réflechis.
      Plein de bisous courage ma belle <3

      J'aime

  2. Bravo pour ce post! Je comprends tellement ce par quoi tu es passée et ta décision. Je vis depuis plusieurs mois cette période et j’ai du mal à la surmonter. Je suis maman de 3 enfants (et blogueuse comme tu le sais ;) ). Ma dernière princesse à 4 mois révolu et c’est ma 2ème semaine de reprise professionnelle. Ce n’est pas mon choix premier de retourner travailler. Mon envie, ce qui me fait vibrer est de rester auprès de mes 3 enfants pour passer du temps avec ma dernière, accompagner mon aînée dans son adaptation au CP (étape importante) et être présente pour mon deuxième amour qui se sent délaissé depuis l’arrivée de sa petite soeur. Je travaille depuis mon plus jeune âge et je sens qu’il est temps pour moi de m’arrêter seulement la peur m’empêche de le faire. Etant celle qui gère le portefeuille familial si je m’arrête j’ai peur d’être égoïste et d’entraîner ma famille dans la misère. Mais au fond de moi je suis persuadée que nous pouvons vivre différemment. Comme toi, je souhaite me réorientée en tant auxiliaire de puériculture mais dès ma dernière sera rentrée à l’école. Ton post me parle tellement et m’émeut. Merci à toi :)

    Aimé par 1 personne

    • Oh merci à toi ☀
      Et bien je suis heureuse que mes paroles puissent encore toucher !
      J’imagine très bien dans quel état d’esprit tu dois être. En réalité, depuis que j’ai pris cette décision, nous faisons les choses différemment. J’entends par là que le porte feuille a été réadapté. Par exemple nous ne faisons plus les courses deux fois par mois (+ toutes les fois où il manquait des trucs et où nous devions retourner en magasins).. nous avons décidé de faire les courses à la semaine ! Je ne te raconte même pas les économies que l’on fait par mois ! (350€-400€/mois en comptant le petit jusqu’à présent contre 200€/mois en comptant le petit ! Et encore, ça c’est quand il y a des plaisirs dans la semaine. Puisqu’on en a à peut près pour 40€/semaine). Et puis finalement mon conjoint à l’opportunité d’évoluer professionnellement, chose qu’il ne pourrait pas faire dans l’immédiat si je travaillais puisqu’il est pompier de Paris et qu’il souhaite faire le PEC/PECH pour devenir caporal puis caporal chef. ce qui augmente considérablement ses gardes. Nous pouvons nous poser calmement dans notre couple et essayer d’avoir le second. En réalité ça a beaucoup d’avantages de rester à la maison. Avec surtout les économies de la nounou. Si ton grand est au CP et ton moyen en maternel (je ne sais plus quel âge il a), tu as finalement des frais de nounou/crèche à débourser pour le troisième. En réalité moi je pars du principe que je préfère faire un peu plus attention chaque mois mais être heureuse, profiter des moments de douceurs qui ne se rattraperont pas plutôt que de travailler et clairement de ne pas voir mon homme et mon fils (parce que la formation c’est 1 an et demi sans vacances).
      Si j’avais un conseil à te donner ce serait s’écouter ton cœur. Qu’est ce que la petite voie au fond de toi te dit ? Et qu’est-ce que ton conjoint en pense. Cette décision se prend à deux de toute manière (enfin à mon sens).
      Je te fais plein de gros bisous rempli de tendresse 🌟💛

      Aimé par 1 personne

Qu'en pensez vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s