Zen / Prendre du temps pour soi

28 juillet; c’est assise dans le train, que je prends le temps d’écrire un petit billet. Je sors la tête de ma lecture du moment et je profite d’un court instant d’accalmie pour trouver les mots qu’il me manque pour vous parler de ce qui m’innonde.

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Voilà dix mois que je n’ai pas réellement pris le temps d’être une femme. Juste une femme, sans un soupçon de mère collé comme une étiquette sur mon visage.

Si je devais me d’écrire en un mot, je dirais « naturelle ». Le genre de naturel qui ne porte pas de fond de teint l’été, laissant la place à un blush, un mascara, et c’est tout. Je ne suis pas non plus ce genre de fille, qui sort son lisseur tous les quatre matins (bon en même temps j’ai les cheveux longs et bouclés, donc on me pardonne mon manque de patience quant au temps que me prend en réalité cette tâche). Mais si il y a bien une chose que j’adorais faire, avant de devenir maman, c’était de prendre soin de moi. J’entends par là, me faire couler un bon bain chaud, m’entourer de bougies parfumées, me faire poser un masque sur les cheveux, que j’avais préalablement fait moi-même et me faire un gommage du corps. Voilà ce que j’adorais faire avant d’accoucher. C’était mes moments privilégiés. Mes instants de femme.

Et puis le p’tit panda est né et je n’ai jamais plus réellement pris le temps de me refaire couler un bain, si ce n’est pour jouer avec mon fils dedans. Parfois mon homme l’occupe et s’amuse avec lui, pour me permettre de patauger dans l’eau, dans un silence intense avant de réceptionner le p’tit loustique.
À sa naissance, mon conjoint m’a offert un massage dans un spa. Vous n’imaginez pas comme cet instant privilégié m’a rempli de joie. On ne s’occupait que de moi et de mon corps que j’avais tant de mal à accepter, comme après chaque accouchement je suppose. J’aime cette ambiance en réalité. La musique, similaire aux bruits blancs de nos tous petits, les odeurs naturelles et sucrées, le goût du thé, les mains chaudes sur nos corps et cette lumière tamisée. Tous nos sens sont mis à contribution dans un seul et même but, nous relaxer. C’est un peu comme ça que je vois mon intérieur d’ailleurs. Je ne lis pas tout un tas de livre sur le feng shui pour rien je pense. C’est une chose qui fait partie de moi, pour pouvoir atteindre une forme de zenitude que je convoite tant.

Et puis, finalement je fini par me retrouver dans un train, loin de mon tout petit et de mon amoureux. Et pour cause, je vais à un enterrement de vie de jeune fille dont je suis une des deux témoins. Pour le coup je m’en suis toujours réjouie. Partir à l’aventure, pour faire ce genre de truc. Pour me centrer sur moi-même, comme avant. Mais je n’avais pas calculer l’ampleur de mon manque quant à laisser mon fils derrière moi. Dix mois que je ne me suis pas séparée de lui. Dix mois à le voir tous les jours.. Dix mois à l’observer grandir comme si il était né hier. La séparation n’a pas été simple vendredi midi.. Je l’ai d’abord laissé à ma maman qui est venue à la maison, le temps que le chéri rentre du travail. J’ai beaucoup appréhendé cet instant.

M’en voudrait-il ? Va t-il pleurer ? Vais-je lui manquer ?

Cette séparation me renvoie à un épisode que je n’aime pas garder en mémoire.. Celui du p’tit panda. 5 jours et 5 nuits à attendre et à négocier une  à sortie, puisque rien ne nous y retenait (examens, radio… tout était parfait). 5 jours et 5 nuits à se reposer et dormir sur ce vieux fauteuil, qui ne se mettait même pas en position allongée sur lequel, le cuir craquelait sous le poids du temps. Et c’est au bout de la 5e nuit que j’ai craqué. Ne pas pouvoir me reposer un minimum et allaiter avec cette fatigue qui me pesait devenait difficile. Cette nuit là, j’étais faible et vulnérable. Et sous les conseils bienveillants de mon homme je suis rentrée dormir à la maison la nuit pour qu’il puisse prendre la relève. Ce qui voulait aussi dire, ne pas l’allaiter car bien évidemment, personne ne m’avait proposé de tire-lait. Et c’est cette décision culpabilisante qui m’a fait foirer mon allaitement. Cette sensation et ce sentiment d’abandon ne m’ont pas lâché pendant longtemps d’ailleurs. J’en ai voulu à la terre entière de ne pas m’avoir retenue, bouger le cul, fait comprendre qu’il fallait que je me batte avec l’allaitement qui me tenait tant à cœur. D’autant plus qu’à mon retour, les puéricultrices ne se gênaient pas pour dire à mon petit garçon de 2 mois que c’était à cause de lui si j’étais partie. Non mais sérieusement… elles n’ont aucune jugeote ni psychologie ou quoi… Bref..

J’avais peur que cette séparation réveille de vilains démons comme ce jour-ci. Qu’elle allait créer une cassure aussi forte que l’a été l’arrêt de mon allaitement.

Et puis être loin de mon homme n’était pas une chose qui me rejouissais également. Et même si en 7 ans et demi d’amour, nous avons connu une petite année et demi de relation à distance, ainsi que les gardes au quotidien, que son métier incombe, je dois dire que là encore c’était différent. C’est moi qui partais le temps d’un wknd..

Et c’est en regardant par la fenêtre, que je prends du recul. M’amuser entres copines à la plage, sur le sable brûlant, me trempant les pieds dans l’eau chaude de la mer Méditerranée, était une chose que j’attendais profondément depuis longtemps. Je ne suis pas niçoise pour rien (je n’arrive pas du tout à m’acclimater à la vie parisienne). En fait, ça ne peut que me redonner de l’énergie. Je vais prendre soin de moi et m’amuser pour une fois.

Et je pense qu’il est important de savoir se vêtir de son vêtement de femme exclusivement, tout en laissant son étiquette de maman le temps de quelques heures ou quelques jours. Je dis surtout ça pour les mamans au foyer comme moi. Ceci étant dit j’étais très sereine parce que je savais que c’était mon chéri qui le gardait. Par contre je ne suis pas encore au stade de partir avec mon amoureux en escapade sans le p’tit panda.

Mais c’est certain que je vais apprendre à prendre du temps pour moi plus régulièrement. Dans dire de partir plusieurs jours à chaque fois.. mais le temps d’une séance shopping par exemple.. Pour me recentrer sur ce que j’aime et ce que je suis, autrement qu’à travers les yeux de mon fils. Parce que concrètement, ce rôle de maman que j’aime temps et qui m’a finalement attendu toute ma vie, je ne peux le faire que si je suis pleinement une femme.

Et vous, à quel âge avez-vous laissé
vos bébés le temps d’un week-end,
pour ne penser qu’à vous ou à votre couple ? 

 

7 réflexions sur “Zen / Prendre du temps pour soi

  1. Ah la question de la séparation bébé maman est un vaste sujet. mais clairement, la
    Décision est très personnelle et dépend tellement du caractère, du vécu et du ressenti de chacun ! Certaines partiront une semaine Sans leur fils de moins d’un an quand certaines ne seront pas capables de se séparer plus d’une nuit jusqu’à l’âge de 6 ans ! Faisons comme notre Cœur nous Le dicte et comme nous en sommes capables ! Mais surtout, surtout profitons de ces pauses, ces bulles d’oxygène parfois bien rares mais indispensables à tout le monde !
    Merci pour ce joli article !

    Virginie

    Aimé par 1 personne

    • Ce qui est le plus difficile je trouve c’est de trouver l’excuse qui conviendra le mieux aux grands parents, pour qui je le conçois tout à fait, aimeraient l’avoir la journée complète. Mais quand c’est pas possible dans son cœur, c’est pas possible… Donc je lâche prise le temps d’un rendez-vous médical en leur laissant etc.. je sais que ça leur fait tellement plaisir ! Surtout que ma maman est maîtresse de petite et moyenne section de maternelle depuis presque 15 ans et que j’ai une soeur de 9 ans. Le seul hic qui nous freine innevitablement notre envie de le laisser… ils ont un chien qui n’est pas très obéissant et qui fait un peu sa vie. Mais c’est vrai que ce n’est pas simple.. et alors le papa qui est pompier de Paris n’est pas prêt à passer ce cap non plus… à défaut de toujours projeter ses interventions sur le p’tit panda.. le temps viendra où on y arrivera ihi

      Des bisous la beauté 💕

      Aimé par 1 personne

  2. Pour le moment je ne l’ai laissé que quelques heures ou une demi journée de temps en temps, et deux nuits parce que je le devais mais j’avoue que pour sa première nuit loin de moi je n’étais pas bien.
    J’ai encore beaucoup de mal à me séparer de lui, sans doute parce que je suis avec lui depuis sa naissance mais je sais qu’il est parfois nécessaire de se retrouver en tant que femme et j’ai tendance à m’oublier.
    En tout cas c’est pas facile tout ça, de trouver le bon équilibre et compromis.
    Bises

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    • Oh non jamais simple.. moi non plus je pense que je n’y arrive pas parce que je suis avec lui depuis sa naissance 🙊
      Et puis un bon restaurant en amoureux avec le p’tit panda ne m’a jamais dérangé en réalité.. lol
      Gros bisous d’amour 💙

      Aimé par 1 personne

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